Savants

 

A PROPOS DE CEUX QUI UTILISENT LA FATWA DE CHEIKH MOUHAMMAD IBN IBRAHIM POUR AFFIRMER LE TAKFIR D’UNE MANIERE GENERALISEE

par Cheikh Ibnou Baz  -Qu’Allah lui fasse miséricorde-

 

 

Et dans le magazine koweitien « Al-Fourqane » n° 28 (p. 16), il y a la retranscription d’une réunion qui a eu lieu avec le Noble Cheikh ’Abdoul ’Aziz Bin Baz -Qu’Allah lui fasse miséricorde- et il est l’élève de Cheikh Mouhammad Bin Ibrahim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- et le propagateur de sa science.

Lors de cette réunion, il a été questionné de la façon suivante :

« Il y a une fatwa de Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim Aal Cheikh -Qu’Allah lui fasse miséricorde- [1] que les takfiris utilisent pour démontrer que le Cheikh n’a pas fait de distinction entre celui qui gouverne avec autre que la Chari’a d’Allah ’Azza wa jalla, tout en déclarant que cet acte est permis (moustihillane), et celui qui n’est pas comme cela (c'est-à-dire qu’il ne déclare pas cet acte permis), (alors que) la différence est connue chez les ’Oulama (savants). »

 

Cheikh Ibn Baz -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a répondu :

« Ce sujet est fermement établi chez les ’Oulama, comme je l’ai mentionné précédemment, (c'est-à-dire) que celui qui déclare que cela est permis (man istahalla dhalik), alors il a mécru. Quant à celui qui ne le déclare pas permis, tel que celui qui juge en fonction de la corruption et des choses similaires, alors ce n’est que le petit koufr (koufr douna koufr). Et quand un Etat Islamique est établi, qui a le pouvoir et la capacité, alors il devra lutter contre celui qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé jusqu’à ce qu’il le force à le faire. »

 

Celui qui pose la question a dit :

« Mais ils utilisent la fatwa de Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- comme preuve ?! »

 

Cheikh Bin Baz -Qu’Allah lui fasse miséricorde- répondit :

« Mouhammad Bin Ibrahim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- n’est pas infaillible (ma’soum), mais c’est un savant parmi les savants, il a parfois raison et parfois il se trompe, et il n’est pas un prophète ni un messager. Tout comme Cheikh oul-Islam Ibn Taymiyyah, Ibn al-qayyim, Ibn Kathir et les autres savants -Qu’Allah leur fasse miséricorde-. Tous avaient parfois raison, et parfois ils se trompaient. Mais on prend de leurs paroles que ce qui est conforme à la vérité. Et quant à ce qui est opposé à la vérité, il est rejeté de celui qui l’a dit. »

 

 

NOTES :

 

[1] Note du traducteur [Abou Nawoufal] : les gens de l'innovation et des passions sont connus pour ne citer des textes que ce qui les arrange et délaisser ce qui les dérange, comme l'a si bien dit Cheikh Al-Fawzan -Qu’Allah le préserve- : « Cependant, ils prennent seulement [du livre] ceux qui est en accord avec leur compréhension du livre et ce qui leur profite, et ils délaissent le reste des mots. », et ce, quand il fut interrogé sur le fait que les takfiris utilisent son livre Kitab At-Tawhid comme preuve pour rendre mécréants les gouvernants des pays du golfe.

C'est pourquoi nous allons vous citer la dernière fatwa de Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- sur ce sujet :

Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

« …Et similairement, plus important que cela, est ce que les égarés, hérétiques et orientalistes ont entré dans les idées et pensées des musulmans, causant des doutes au sujet des fondements de la religion et les égarant de la Sounnah de notre Prophète et sa Chari’a, et jugeant par les lois instaurées par les hommes qui sont en opposition avec la Chari’a Islamique. Et la plus importante [partie de tout cela] est d’être mis au courant de la fondation du Tawhid, avec lequel Allah a envoyé Ses Messagers, pour le mettre en application dans la parole et l’acte, et de combattre contre tout ce qui s’y oppose tel que le grand chirk qui exclut de la religion ou les différents types petit chirk. C’est la mise en application de « LA ILAHA ILA LLAH ». La mise en application du sens de « Mouhammad est le Messager » est de juger selon sa Chari’a et de s’y confiner, et de rejeter tout ce qui est en opposition à cela parmi les lois et règlements et toutes ces choses pour lesquelles Allah n’a indiqué aucune autorité. Et celui qui juge avec elles ou s’y réfère pour le jugement, tout en croyant que cela est correct et dans la permission (de juger avec), alors il est mécréant avec la mécréance qui exclut de la religion. Et s’il fait cela sans aucune croyance dans le fait que cela est correct et permis de juger avec, alors il est mécréant avec la mécréance dans l’action, qui n’exclut pas de la religion. »

(Madjmou’ Fatawa Ibn Ibrahim, volume 1 page 80)

 

Wa Allahou-l-moustaane !

 

 

 

 

Tiré du site :

salafipublications.com

Traduction :

Fourqane.com