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D’après ’Abd ar-Rahaan Ibn Abi Az-Zinad, d’après son père
’Oubayd Allah Ibn ’Abdallah Ibn Outba Ibn Mas’oud, d’après
Ibn ’Abbas qui a dit concernant les versets où Allah dit :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
هُمُ الظَّالِمُونَ
هُمُ الْفَاسِقُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des mécréants (kafiroun) », « ceux-là sont des
injustes (dhalimoun) », « ceux-là sont des pervers (fasiqoun).
»
(Sourate 5 versets 44, 45 et 47)
« Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces
deux (tribus Juives) et c’est eux qu’Allah a désigné (dans
ces versets). »
(Rapporté par Ahmad (1/246), At-Tabarani dans
Al-Mou’djam Al-Kabir (3/95/1)
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Le
grand savant Ibn Qayim Al Djawziya
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
(d. 751 h) a dit
:
« Et ce qui est correct, c’est que juger par autre que
ce qu’Allah a révélé est à la fois les deux types de koufr
(petit koufr et grand koufr) et (chacun des deux) dépend
de la situation du dirigeant.
S’il a la conviction dans l’obligation de juger par ce
qu’Allah a révélé dans ce cas, mais s’en est écarté, hors
de la désobéissance, tandis qu’il reconnaît mériter une
punition, alors c’est du koufr asghar (qui ne fait pas
sortir de la religion).
Et s’il a la conviction que cela n’est pas obligatoire et
qu’il a le choix dans la matière, avec sa conviction ferme
que c’est le jugement d’Allah, alors c’est du koufr akbar
(celui qui fait sortir de la religion). Et s’il est
ignorant en la matière ou fait une erreur, alors il est
dans l’erreur et son houkm est le même que celui qui se
trompe (c’est à dire une récompense). »
(Voir son livre : Madaridj us-Salaikine ;
volume 1 pages 337)
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Cheikh ’Abdourrahmane As-Sa’di
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
(d. 1376 h) a
dit :
« Juger par autre que ce qu’Allah a révélé fait partie
des actions des gens de la mécréance, et cela peut aussi
en faire sortir de la religion. Et c’est le cas lorsqu’il
a la conviction en sa légalité et que cela est permis. Et
il peut parfois être un grand péché et faire partie des
actes de mécréance, celui qui est coupable de cela recevra
un lourd châtiment. Et Il (Allah) dit :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des injustes (dhalimoun). »
(Sourate 5 verset 45)
Ibn
’Abbas -qu’Allah l’agrée-
a dit :
« Koufr douna koufr, dhoulm
douna dhoulm, fisq douna fisq. »
« Une mécréance en dessous de la mécréance (majeure), une
injustice en dessous de l’injustice (majeure), une
perversité en dessous de la perversité (majeure). »
C’est du grand
dhoulm quand il est déclaré licite, mais c’est un grand
péché quand il est fait sans être déclaré permis. »
(Tayssir Al-Karim Ar-Rahmaane 2/296-297)
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L’Imam
Ibn Al-Djawzi -Qu’Allah lui
fasse miséricorde-
(d. 596
h) a dit :
« Et la parole la plus
sure a ce sujet est que celui qui ne juge pas avec ce
qu’Allah a révélé, tandis qu’il le rejette [dans la
croyance] et il sait que c’est Allah qui l’a révélé,comme
on fait les juifs, alors il est un mécréant. Et celui qui
ne juge pas par ce qu’Allah a révélé, inclinant à ses
passions sans le rejeter [dans sa croyance], alors il est
dhalim (injuste), fassiq (pervers) et il a été rapporté de
’Ali Ibn Abou Talha, de Ibn ’Abbas
-qu’Allah l’agrée-
qu’il a dit :
« Celui qui
rejette (jahada) ce qu’Allah a révélé alors il a mécru, et
celui qui l’affirme (aqarra bihi) mais ne juge pas avec,
alors il est un dhaalim, un faasiq. »
(Zaad Al-Maysir 2/366)
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Cheikh Mouhammad Amine Ach-Chanquiti
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
(d. 1393 h) a
dit :
« Sache que la position
juste dans ce sujet est que koufr (mécréance), dhoulm
(injustice) et fisq (perversité), peuvent tous être
utilisés dans la législation avec l’intention de
désobéissance dans un premier temps et avec l’intention du
koufr qui fait sortir de l’Islam dans un autre temps.
Et celui qui ne juge pas avec ce qu’Allah a révélé, se
détournant et contredisant le Messager
-Prières et bénédiction d’Allah sur lui-
et annulant les
lois d’Allah (ahkam), alors, son dhoulm, fisq et koufr,
tous sont une mécréance qui le fait sortir de la religion.
Et celui qui ne juge pas avec ce qu’Allah a révélé, tout
en ayant la conviction qu’il commet une action interdite
et un acte répréhensible, alors, son koufr, dhoulm et fisq
ne le fait pas sortir de la religion. »
(Adwaa Al-Bayaan 2/104)
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L’Imam
Ibn Abi Al-’Izz Al-Hanafi
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
(d. 792 h) a dit
:
« Et il y a une question qu’il est nécessaire de bien
comprendre, que le fait de régner avec autre que ce
qu’Allah a révélé peut parfois être du koufr qui fait
sortir de la religion, et parfois un grand ou un petit
péché. Ou il peut être du « koufran madjaaziyyan » ou du
petit koufr et ceci est fonction de l’état de celui qui
règne.
S’il a la conviction que régner avec autre que ce qu’Allah
a révélé n’est pas obligatoire et qu’il a le choix sur
cette question, ou s'il méprise, tout en ayant la
certitude que c'est la loi d'Allah, alors c’est du grand
koufr.
Et s’il a la conviction en l’obligation de régner avec ce
qu’Allah a révélé et dans un incident [particulier] [il
sait que cela est la règle d’Allah] mais il s’en détourne,
tout en reconnaissant qu’il mérite un châtiment, alors
c’est une personne désobéissante et il est appelé
désobéissant avec la métaphorique sorte de koufr (koufran
madjaaziyyan) ou petit koufr. »
(Charh ’Aquida At-Tahawiyyah - page 363)
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Cheikh Al Islam Ibn
Taymiya -Qu’Allah lui fasse
miséricorde-
a dit dans
l’explication du verset :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne jugent
pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des
mécréants »
« C’est à dire qu’il considère permis de gouverner
par autre que ce qu’Allah a révélé. »
(Madjmou’ Al-Fatawa - 3/268)
Et
il (Ibn Taymiya) a dit :
« Ainsi, lorsque vient
la parole des salaf que l’homme peut avoir la foi et
l’hypocrisie en lui, alors de même leur parole qu’il peut
avoir la foi et le koufr (en lui). Mais pas le koufr qui
sort de la religion, comme il a été dit par Ibn ’Abbas
-qu’Allah l’agrée-
et ses
compagnons sur Sa Parole :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ
هُمُ الْكَافِرُون
-traduction relative et
approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des mécréants »
Ils ont dit : «
Un koufr qui ne sort pas de la religion. »
(Madjmou’ Al-Fatawa - 7/312)
Puis, il a mentionné que l’Imam Ahmad
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a été questionné
à propos du koufr mentionné dans le verset et il a répondu
:
« Un koufr qui ne sort pas de la foi. Comme avoir foi
en une partie, et il en est de même pour le koufr. C’est
une question sur laquelle il n’y a aucune différence. »
(Madjmou’ Al-Fatawa - 7/254)
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Mouhammad Ibn Ibrahim Ali Cheikh
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Et celui qui juge avec elles (les lois autres que
celle qu’Allah a révélé) et s’y réfère pour le jugement,
tout en croyant que cela est correct et que c’est
possible, alors il a mécru avec le koufr qui le fait
sortir de la religion.
Et celui qui agit ainsi sans croire que cela est correct
et permis de juger avec, alors il a mécru avec le koufr
dans l’action, qui ne fait pas sortir de l’islam. »
(Madjmou’ Fatawa Ibn Ibrahim tome 1 page
80)
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Cheikh Mouhammad Nasir-Din Al-Albani
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Et la raison derrière cela est que le koufr est de
deux types : koufr dans la croyance et koufr dans
l’action. Le koufr dans la croyance est lié au cœur et le
koufr dans l’action est lié aux membres. Donc, celui dont
les actions sont un koufr en raison de leur contradiction
de la Shari’a et que ce koufr suit ce qui est établi dans
son cœur, c’est-à-dire un koufr dans la croyance, alors
c’est le koufr qu’Allah ne pardonnera pas et cette
personne résidera dans le Feu pour toujours. Mais si (ces
actes de koufr) contredisent ce qui est dans son cœur,
alors il est un croyant dans le jugement de son Seigneur,
mais il contredit cela par ses actes. Donc son koufr est
un koufr d’action seulement et ce n’est pas un koufr dans
la croyance. Et conformément à la Volonté d’Allah, s’Il
veut Il le punira et s’Il veut Il lui pardonnera. Et c’est
avec ce (deuxième) type (de koufr) que certains ahadith,
qui généralisent le terme koufr au musulman qui commet un
péché, doivent être compris. Et il serait bon d’en
mentionner certains :
« Deux choses si elles sont faites sont un koufr :
injurier la filiation légale et gémir sur les morts. »
(Rapporté par Mouslim)
« Discuter sur le Coran est un koufr. »
« Insulter un musulman est un fisq et le tuer est un koufr.
»
(Rapporté par Mouslim)
« Parler des faveurs d’Allah est un remerciement (shoukr)
et le laisser est un koufr. »
« Ne redevenez pas mécréants après moi, en vous frappant
les cous les uns des autres. »
(Rapporté par
Al-Boukhari et Mouslim)
Et beaucoup
d’autres ahadith pour lesquels il n’y a aucun besoin
d’entrer dans les détails. Donc, tout musulman qui
accomplit n’importe laquelle de ces actions coupables,
alors son koufr est un koufr dans l’action, c’est-à-dire
qu’il a fait une action des kouffar. Sauf dans le cas où
il voit son péché comme étant permis et ne croit pas que
c’est un péché, dans ce cas il est un kafir dont le sang
est licite, car maintenant il partage aussi la croyance
des kouffar.
Et le jugement
par autre que ce qu’Allah a révélé n’est pas exempt de ce
principe et ce qui est relaté des salaf soutient cela et
ce n’est rien d’autre que leur parole sur le tafssir de ce
verset : « koufr douna koufr » (mécréance en dessous de la
mécréance majeure) comme il est authentiquement rapporté
du traducteur du Coran, Ibn ’Abbas
-qu’Allah l’agrée-, de certains Tabi’in et
d’autres qui ont appris cela de lui. Et il est nécessaire
de mentionner certains d’entre eux pour que, peut-être,
ils puissent illuminer le chemin de ceux qui ont été
égarés dans cette question dangereuse et ont pris la route
des Khawaridj qui ont déclaré que les gens étaient kafir
en raison de leurs péchés, même s’ils accomplissent la
prière et jeûnent !
1) Ibn Djarir
At-Tabari rapporte (10/355/12053) avec un isnad sahih
d’Ibn ’Abbas -qu’Allah l’agrée-
qu’il a dit à propos du verset :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des mécréants »
« C'est à dire le koufr, mais
pas le koufr en Allah, Ses Anges, Livres et Messagers. »
2) Et dans une
narration de lui à propos de ce verset :
« Ce n’est pas le koufr qu’ils (c’est-à-dire les Khawaridj)
croient, en effet ce n’est pas le koufr qui sort de la
religion, c’est un koufr en dessous du koufr (majeure). »
Rapporté par Al-Hakim (2/313) et
il a dit « isnad sahih » et Ad-Dhahabi a approuvé. Et il
aurait été plus méritoire pour eux de dire : « sahih selon
les conditions des deux shaikh (Al-Boukhari et Mouslim) »
car l’isnad est ainsi. Puis, j’ai vu qu’Ibn Kathir a dit
dans son tafssir (6/163) d’après Hakim qui a dit : « sahih
selon les conditions des deux shaikh », donc il est
évident que cette parole est omise dans l’édition imprimée
de Al-Moustadrak. Et Ibn Kathir attribue aussi la
narration, récapitulée, à Ibn Abi Hatim.
3) Et dans une
autre narration de lui d’après ’Ali Abou Talha d’après Ibn
’Abbas -qu’Allah l’agrée-
qui a dit :
« Celui qui rejette ce qu’Allah a révélé est un kafir et
celui qui y croit, mais ne juge pas par cela est un dhalim
fasiq. »
Rapporté par Ibn Djarir (12063).
Je (Cheikh Al Albani) dis : Ibn Abi Talha n’a pas entendu
d’Ibn ’Abbas -qu’Allah l’agrée-,
mais la narration est bonne comme témoin.
4) Puis, il (Ibn
Djarir) rapporte (12048-12051) d’après Ata Ibn Abi Rabah à
propos des trois versets :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ
هُمُ الْكَافِرُونَ
هُمُ الظَّالِمُونَ
هُمُ الْفَاسِقُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne jugent
pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des
mécréants (kafiroun) », « ceux-là sont des injustes (dhalimoun)
», « ceux-là sont des pervers (fasiqoun). »
« Koufr douna koufr, fisq douna fisq, dhoulm douna dhoulm.
»
« Une mécréance en dessous de la mécréance (majeure), une
injustice en dessous de l’injustice (majeure), une
perversité en dessous de la perversité (majeure). »
Et son isnad est
sahih.
5) Puis, il
rapporte (12052) d’après Sa’id Al-Makki d’après Tawous à
propos du verset :
« Ce n’est pas le koufr qui sort de la religion. »
Et son isnad est sahih. Et ce
Sa’id est ibn Ziyad As-Shaybani Al-Makki et ibn Ma’in et
Al-Ijli et ibn Hibban et d’autres l’ont déclaré digne de
confiance et un groupe rapporte de lui.
6) Et il a
rapporté (12025, 12026) via deux itinéraires de narration
d’après ’Imran Ibn Hadir qui a dit qu’un groupe des gens
de Bani Oumrou Ibn Sadous [et dans une autre narration :
un groupe de Ibadiya] est venu à Abou Mazliz (il est un
grand tabi’i digne de confiance et son nom est Lahiq ibn
Houmaid Al-Bassri) et a dit :
« Vois-tu la Parole d’Allah :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des mécréants »
Est-ce la vérité ? »
Il a répondu :
« Oui. »
Ils ont dit :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des injustes »
Est-ce la vérité ? »
Il a répondu :
« Oui. »
Ils ont dit :
وَمَن لَّمْ يَحْكُم
بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ
-traduction relative et approchée-
« Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là
sont des pervers. »
Est-ce la vérité ? »
Il a répondu :
« Oui. »
Donc ils ont dit :
« Ô Abou Majliz ceux-ci (les dirigeants) gouvernent-ils
par ce qu’Allah a révélé ? »
Il a répondu :
« C’est la religion à laquelle ils se tiennent et
appellent, ainsi s’ils en laissent quelque chose ils
savent qu’ils sont tombés dans le péché. »
Ils ont dit :
« Non par Allah, mais tu as peur et est inquiet. »
Il a dit :
« Vous méritez plus ceci (la description) que moi ! Je ne
vois pas cela, mais vous ne leur interdisez pas encore
cela. Mais ces versets ont été révélés en ce qui concerne
les Juifs, les Chrétiens et les Gens du shirk. »
Et son isnad est sahih.
Et les savants
ont divergé sur l’explication du koufr qui est mentionné
dans le premier verset, en cinq avis différents qu’Ibn
Djarir relate (10/346-357) avec leurs chaînes de narration
jusqu’à leurs partisans. Puis, il conclut en disant
(10/358) :
« Et l’avis le
plus correct de tous, selon moi, est l’avis de celui qui
dit :
« Ce verset a été révélé en ce qui concerne les kouffar
des Gens du Livre en raison des versets précédents et
suivants et ce sont les gens qui sont visés et le contexte
de ces versets les concerne. Donc, il est plus probable
que le récit les vise. »
Ainsi si
quelqu’un devait dire :
« Certes Allah a généralisé le récit à tous ceux qui ne
règnent pas par ce qu’Allah a révélé, ainsi comment
pouvez-vous le spécifier ? »
On dirait (en réponse) :
« En effet, Allah a généralisé le récit à tous ceux qui
rejettent le Jugement d’Allah qui est dans Son Livre.
Donc, Il nous a informé à leur sujet qu’ils sont, par leur
délaissement du jugement, par ce qu’ils laissent, kafir.
Et c’est la parole sur tous ceux qui ne règnent pas par ce
qu’Allah a révélé, en le rejetant, il est kafir comme il
est dit par Ibn ’Abbas -qu’Allah
l’agrée-. Parce que son rejet du Jugement
d’Allah après qu’il ait su que cela a été révélé dans Son
Livre, est comme son rejet de la prophétie du Prophète
-Prières et bénédiction
d’Allah sur lui-
après qu’il ait su qu’il était un
prophète.
En conclusion :
Le verset a été révélé en ce qui concerne les Juifs qui
ont rejeté ce qu’Allah avait révélé, ainsi celui qui
s’associe à eux dans ce rejet, alors il est un kafir, d’un
koufr dans la croyance. Et celui qui ne s’associe pas à
eux dans ce rejet, alors son koufr est dans l’acte, parce
qu’il a accomplit une de leurs actions. Et il est un
criminel coupable (moudjrim athim), mais il n’est pas
sorti de la religion par cela, comme il a précédé d’Ibn
’Abbas -qu’Allah l’agrée-.
Et Al-Imam Abou Oubayd Al-Qasim Ibn Sallam a expliqué cela
et a ajouté à cette explication dans Kitab Al-Iman, dans
le chapitre « Quitter la foi en raison des péchés » (p.
84-96 avec mon tahqiq), donc celui qui désire faire plus
de recherches doit se référer à cela. »
(Silsila Al-Ahadith As-Sahiha - volume 6,
hadith n°2552)
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Mouhammad Ibn Salih Al ’Outheymine
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Ce qui a été cité au sujet de rendre une personne
mécréante représente une grande et importante question
dans laquelle il ne faut pas parler vaguement, sauf, avec
un étudiant en sciences religieuses qui comprend et
connaît les mots tout en saisissant leurs sens, qui
connaît également les conséquences qui découlent lorsque
l’on dit qu’une personne est mécréante ou non. Quant aux
gens en général, parler de ce sujet entraîne des dégâts et
je pense que les jeunes ne doivent pas se préoccuper de
cela en se demandant si le gouverneur est mécréant ou non
; ou bien est-il autoriser de se soulever contre lui ou
non. Les jeunes doivent délaisser ce qu’Allah leur a
interdit, que ces choses soient détestables ou interdites.
Ils doivent faire des efforts pour être en harmonie et en
accord entre eux. Qu’ils sachent que la divergence dans
certains point de la religion et de la science s’est
produite au temps des compagnons
-qu’Allah les agrée-. Cependant, cela ne les a
pas entraînés à se disperser, bien au contraire, les cœurs
et les chemins étaient uniques.
Concernant le
fait d’appliquer des lois autres que celles descendues par
Allah, cela se divise en trois sortes conformément au
Coran : la mécréance (koufr), l’injustice (dhoulm), et la
perversité (fisq). Ceci par rapport aux causes qui ont
amené ce jugement.
• Si l’homme
juge par autre que ce qu’Allah a fait descendre en suivant
ses passions, tout en sachant que la vérité réside dans ce
qu’Allah a commandé, alors il ne devient pas mécréant,
mais il est soit pervers, soit injuste.
• S’il légifère
des lois générales que la communauté applique car pour lui
cela est bénéfique car on lui a fait croire que cela était
bien, il ne devient pas mécréant. Car beaucoup de
gouverneurs ignorent les sciences religieuses. Et des
personnes, qui n’ont aucune culture sur le jugement
islamique, mais considérées comme de grands savants chez
les gouverneurs, prennent contact avec ces derniers et de
là découlent les contradictions.
• S’il connaît
la religion mais juge par ces lois ou légifère ces lois en
faisant ‘elles une constitution que les gens doivent
suivre tout en sachant qu’il est injuste dans cela et que
la vérité se trouve dans le Coran et la Sounnah, nous ne
pouvons pas dire que c’est un mécréant.
Mais celui qui
nous rendons mécréant est celui qui a la conviction que
les lois autres que celles qu’Allah a révélées sont
meilleures pour les gens. Ou bien, qui a la conviction que
les lois autres que celles révélé par Allah sont égales
aux lois d’Allah.
Ces deux là
deviennent mécréant, car ils auront considéré comme
mensonge la parole d’Allah :
أَلَيْسَ اللَّهُ بِأَحْكَمِ الْحَاكِمِينَ
-traduction relative et approchée-
« Allah n’est-Il pas le plus
sage des juges ? »
(Sourate 95 verset 8)
أَفَحُكْمَ
الْجَاهِلِيَّةِ يَبْغُونَ وَمَنْ أَحْسَنُ مِنَ اللّهِ
حُكْمًا لِّقَوْمٍ يُوقِنُونَ
-traduction relative et approchée-
« Est-ce donc le jugement du
temps de la Djahiliya qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de
meilleur qu’Allah en matière de jugement pour des gens qui
ont une foi ferme ? »
(Sourate 5 verset 50)
Et si nous déclarons de tels
hommes comme mécréant, cela ne signifie pas que nous
devons nous soulever contre eux, car cela entraînerait des
dégâts pires que si l’on se taisait. Et nous ne pouvons
pas donner d’exemples maintenant concernant les faits qui
se sont produits dans la communauté arabe et non arabe.
Si nous
déclarons la légitimité de se soulever contre le
gouverneur, il faudra impérativement préparer des forces
pareilles à celles du gouverneur ou plus fortes. Mais que
les gens se soulèvent contre lui avec des couteaux et des
épées alors que lui a des armes, des chars et autres
choses semblables, cela est de la faiblesse d’esprit sans
aucun doute et cela est contraire à la religion. »
(Réponse à une question posée par un
talibou-l-’ilmi, le mardi 22 Rabi’ al Awwal 1420)
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Cheikh Abdoul ’Aziz Ibnou Baz
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Et celui qui règne avec autre que ce qu’Allah a
révélé, alors il ne pourra être que dans une des quatre
situations suivantes :
- une personne
qui dit :
« Je règne par cela car c’est supérieur à la Chari’a de
l’Islam. »
Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande
mécréance (qui fait sortir de l’Islam).
- une personne
qui dit :
« Je règne par cela car cela est égal à la Chari’a de
l’Islam, donc, régner avec est acceptable et régner avec
la chari’a est acceptable. »
Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande
mécréance.
- une personne
qui dit :
« Je règne par cela, mais régner par la Chari’a islamique
est supérieur, mais régner avec autre que ce qu’Allah a
révélé est possible. »
Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande
mécréance.
- une personne
qui dit :
« Je règne par cela. » Tandis qu’il a la conviction que
régner par autre que ce qu’Allah a révélé est interdit et
qui dit que : « La Chari’a islamique est supérieure et
qu’il n’est pas possible de régner avec autre que ça. »
Mais il est négligeant, ou traite ce sujet légèrement, ou
accomplit cet acte à cause d’une raison qui vient de ses
dirigeants (il serait contraint par exemple), alors, il
est mécréant, dans le sens de la petite mécréance qui ne
le fait pas sortir de la religion, et il est considéré
comme un des plus grands péchés majeurs. »
(Al Houkm Bi Ghayr ma Anzal Allah Wa Oussoul
At-Takfir - pages 71 et 72)
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Al Imam, Al-Moudjaddid, Cheikh Mouhammad Ibn Abdoul Wahhab
-Qu’Allah lui fasse
miséricorde- (d. 1206 h) a dit :
« Sache que ces choses
qui font sortir de la religion (nawaaqid) sont alors en
nombre :
CELUI QUI A LA CONVICTION (I’TAQADA)
qu’une guidée autre que celle du Prophète
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
est plus parfaite ou que le jugement autre que le sien est
meilleur, comme celui qui donne la préférence au houkm des
tawaghit. Alors, tel est mécréant
*...
»
(Mou’allifaat Ash-Shaykh Al-Imaam
Mouhammad Ibn Abdoul Wahhab – al-Qismoul-Awwal)
* Cheikh Al
islam Mouhammad Abdel Wahab
-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit après qu'on l'ait
accusé de rendre mécréant injustement tous les musulmans :
« Comment ?! Alors que nous ne rendons pas mécréant
celui qui adore l'idole placée au dessus de la tombe de
'AbdelQader ainsi que celle placée sur la tombe de Ahmad
Al Badawi et autres que ces deux, à cause de l'ignorance,
et du fait qu'il n'y ait personne pour leur montrer (que
cela est du koufr) !?
Alors comment rendrions-nous mécréant celui qui n'attribue
pas d'associé à Allah et n'a pas immigré vers nous ou qui
n'a pas mécru et combattu !?
« Gloire à Toi, ceci est un grand mensonge » (sourate
An-Nour, verset 16) »
(Fatawa Wa Massayl Ach-Cheikh Mouhammad Ibn
Abdel Wahab rassemblé par Salih Al Atram et Mouhammad
Douwych, page 11. Voir aussi Minhadj Ahli Al Haq Wal
Itiba' de Cheikh Ibnou Sahmane, page 56)
(Note du traducteur : Notons
que Cheikh Al Islam a donné en exemple, pour se défendre
des accusations de takfir al mouslimine dont il était
victime, l'adoration des tombeaux, qui est une des formes
de chirk la plus rabaissante et il n'a pas donné en
exemple le fait de juger avec autre que ce qu'Allah a
descendu, pourtant, à son époque, il y avait beaucoup
d'émirs. Donc, si cela était la priorité et la cause des
maux des musulmans, il l'aurait mis en priorité.
Malheureusement, beaucoup de sectes qui prétendent le
suivre ne s'occupent que du houkm bi ghayr ma anzal Allah,
que l'on retrouve dans ses ouvrages, mais qui n'est pas
mis en priorité, contrairement à ces sectes, qui passent
tout leur temps à parler de cette forme de chirk en
priorité, alors que les maux de la oumma résultent en
premier lieu du chirk dans al-oulouhya (comme vous pouvez
le voir dans le document intitulé
« L'importance du Tawhid et les effets néfastes de sa
négligeance »
par Cheikh Fawzan)... Et ce n'est
qu'une ruse de shaytan pour éloigner ces sectes du vrai
problème et pour ne pas s'occuper de la vraie cause des
maux des musulmans.)
Source :
Tirés de plusieurs sites internet
Recherche effectuée et traduction par :
Fourqane.com
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