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DISCUSSION ENTRE CHEIKH
AL-ALBANI ET UN PARTISAN DU DJIHAD
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La discussion commence avec le partisan du Djihad :
Djihadi (partisan du
Djihad) :
Nous
n’avons aucun doute que vous êtes un des premiers savants dans ce siècle
à appeler au retour à la compréhension des Salafs. Il n’y a aucun doute
que la question du djihad est un sujet de désaccord parmi ceux qui
suivent le manhadj des Salaf Salih. Sur le sujet du djihad, nous
appelons les gens à combattre au djihad sous 2 conditions :
- la première est qu’il doit être accomplit avec une
intention pure pour l’amour d’Allah.
- la seconde est qu’il doit être accomplit sous la
bannière de l’Islam.
Cependant, nous entendons de la jeunesse musulmane fervente d’autres
conditions qu’ils rapportent de vous que nous n’avons jamais entendu
dans les ahadith (pluriel de hadith), de telles conditions sont la
connaissance islamique (ou éducation et purification : Tasfiyah wa
Tarbiya) et avoir un khilafa ou un état islamique.
Ces
conditions, nous les entendons beaucoup parmi les frères qui suivent le
Manhaj as-Salafi et je suis parmi ceux qui suivent le Manhadj insha
Allah.
Ma
question est : est-ce que ces conditions ont une référence dans la
Sounnah ? Ou bien sont-elles seulement un ijtihad en tenant compte de la
situation et/ou les conditions actuelles ? Et avant cela, appelez -vous
vraiment à ces conditions ?
Cheikh Al-Albani :
Tout
d’abord, nous avons accepté de discuter sur ce sujet avec vous pour
découvrir le vrai caractère de votre Da'wa.
Djihadi :
Je
vous en ai parlé.
Al-Albani :
Alors explique votre Da'wa. Tes questions sont prématurées, maintenant,
je veux comprendre quel est le but de votre Da'wa.
Djihadi :
Ma Da'wa est claire : accomplir le djihad selon les
conditions que j’ai cité.
L’intention, car le Prophète
-Prières
et bénédiction d’Allah sur lui-
a dit :
« Celui qui combat
pour que la parole d’Allah soit la plus haute est fi Sabil Allah. »
Sous la bannière de l’Islam, car le Prophète
-Prières
et bénédiction d’Allah sur lui-
a dit :
« Celui qui combat
pour le compte de ‘asabiyah soutenant un groupe ou combattant un autre
et meurt, sa mort sera une mort de l'époque du paganisme (Djahiliyah). »
Al-Albani :
D’accord. Avons-nous besoin d’un Amir pour faire le djihad ?
Djihadi :
Non.
Al-Albani :
Donc, nous faisons le djihad dans une grande pagaille désorganisée ?
Djihadi :
Non…mais
Al-Albani :
Aussi, votre première condition qui est l’intention pure. Cette
condition concerne toutes les adorations donc, nous avons fini avec
celle là. Votre seconde, sous la bannière islamique, est-ce que tu
images un djihad sans Amir ? Comment pouvons-nous avoir une bannière
islamique sans Amir pour cette bannière ?
Djihadi :
Nous
pouvons faire le djihad de cette manière, comme si un musulman va chez
un chef ennemi Kafir et le tue.
Al-Albani :
Mais
nous parlions du djihad d’un groupe. Le djihad sous une bannière
islamique est-il le djihad d’une personne ou la djihad d’un groupe ?
Aussi, un groupe de musulmans qui part pour le djihad, n’ont-ils pas
besoin d’un Amir pour les mener ?
Djihadi :
Si,
si bien sûr. Un groupe de musulmans qui voyage ou part pour le djihad a
besoin d’un Amir. Et si un groupe de musulman de plus de 3 part pour le
djihad, ils ont un besoin d’un Amir.
Al-Albani :
Alors pourquoi n’avez-vous pas mentionné ceci comme une condition ?
Djihadi :
Bien, bien, faisons-en une troisième condition.
Al-Albani :
D’accord. Pour le djihad Fard ’ayn, avons-nous besoin d’une djamaa ou
peut-il être fait individuellement ?
Djihadi :
Soit
l’un ou l’autre cas.
Al-Albani :
Ce
n’est pas une réponse.
Djihadi :
Pourquoi cela ne l’est pas ?
Al-Albani :
Nous
disons que le djihad est de deux types :
- Fard
Kifayah, que seul un groupe de musulmans peut accomplir, et si un groupe
l’accomplit, le reste des musulmans n’aura pas de compte à rendre
dessus. Ce type de djihad individuel peut se faire tout seul.
-
Fard’ayn que tous les
musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir ce type
de djihad, n’avons-nous pas besoin d’un Amir pour mener les musulmans ?
Djihadi :
Oui,
nous avons besoin d’un Amir pour ce groupe, qu’il combatte ou qu’il ne
combatte pas.
Al-Albani :
Bien, bien. Nous revenons au fait de dire Amir pour vouloir dire un
Khalifa des musulmans.
Djihadi :
Non,
pas un Khalifa.
Al-Albani :
Pourquoi ? Est-ce dangereux de dire Khalifa ?
Djihadi :
Oui
bien sûr, car cela veut dire que nous voulons récolter le fruit avant
que nous plantions les arbres.
Al-Albani :
C’est ce que je vous vois faire. Vous dites que vous voulez un Amir pour
l’ensemble du groupe de musulmans pour mener le djihad et en même temps,
vous ne voulez pas qu’il soit le khalifa ! Est-ce que c’est ce que vous
voulez ?
Djihadi :
Bien, oui.
Al-Albani :
D’accord, alors où est cet Amir ? Et qui est cet Amir ? Et peut-on avoir
plus d’un Amir ? Nous sommes maintenant sur la condition sur laquelle
nous étions d’accord avant, qui est que nous avons besoin d’un Amir, et
tu prétends que nous avons besoin d’un Amir pour mener ce djihad de
groupe sans qu’il ne soit le Khalifa. Qu’avons nous d’abord, l’Amir ou
le djihad ?
C’est comme demander si on prie avant al-Adhan ou après, lequel vient
d’abord ?
[Après avoir polémiqué pendant un moment autour du sujet]
Djihadi :
D’accord, nous avons besoin d’un Amir pour le djihad Fard’ ayn avant de
commencer le djihad.
Cheikh Al-Albani :
Excellent. Alors, appelons-nous d’abord à avoir un Amir, ou
appelons-nous au djihad d’abord.
Djihadi :
Hé
bien, tous les deux en même temps.
Cheikh Al-Albani :
La
hawla wa la qouwaata illa billah. Nous venons juste de convenir que nous
avions besoin d’un Amir pour le djihad 'ayn avant que nous commencions
le djihad. La question suivante est : appelons-nous d’abord à un Amir ou
appelons-nous d’abord ou djihad ? Ce groupe, toute sorte de groupe a
besoin d’un Amir. Pour appeler à ce type de djihad, nous avons besoin
d’un Amir d’abord, l’Amir appellera les Moudjahidine et enverra certains
ici et certains là-bas.
Al-Djihadi :
Bien, qu’en est-il si un groupe de musulmans lit dans le Coran ce qui a
attrait au djihad et veut faire le djihad, donc ils se rassemblent pour
le djihad et puis nomment un Amir sur eux.
Cheikh Al-Albani :
Ya
Akhi, ce que tu es en train de décrire, est un cas de djihad Fard
al-Kifayah. Pour le Fard al-Kifayah, c’est bon pour un petit groupe de
se rassembler et d’aller faire le djihad. Pour le Fard al-'ayn, nous
avons besoin de l’ensemble du groupe des musulmans. Comment pouvons-nous
avoir l’ensemble du groupe de musulmans si nous n’avons pas un
commandement unifié pour ce type de djihad ? Ce genre d’Amir, je n’ai vu
aucun des Moudjahidine qui y appellent. Pourquoi n’appelez-vous pas à
cet Amir ?
Djihadi :
D’accord. Alors laissez nous appeler à cet Amir.
Al-Albani :
Bien. Alors quelles sont les caractéristiques de cet Amir à ton avis ?
Djihadi :
[Cite quelques caractéristiques]
Cheikh Al-Albani :
Et
vois-tu un Amir avec ces qualités ?
Djihadi :
Oui,
beaucoup.
Cheikh Al-Albani :
Où ?
Djihadi :
Partout.
Cheikh Al-Albani :
Nous
avons dit que nous avons besoin d’un Amir pour l’ensemble du groupe,
c’est-à-dire pour tous les musulmans. Comment pouvons-nous avoir plus
d’un Amir pour tous les musulmans ?
Djihadi :
…[polémiquant
autour du sujet]
Cheikh Al-Albani :
Sais-tu ce que dit le hadith de Houdhayfa Ibn Yaman
-Qu’Allah
l’agrée- (fa in lam yakuun laho
djamaa wa la iman) à ce sujet ? Mène-t-il à la conclusion que ce djihad
nécessite un Khalifa, ou à autre chose ?
[hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib,
hadith n° 3338. Le hadith dit :
« Les gens questionnaient le
Messager d’Allah
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par
crainte qu’il ne m’atteigne. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! Nous
étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a
fait don de ce bien (l’Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre]
mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu’après cet
autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce
bien des impuretés… » Je lui demanda : « Qu’est ce que ces impuretés ? »
Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j’ai
guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d’Allah] et tu
en ignoreras d’autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y
aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui
appeleront vers les portes de l’enfer. Celui qui leur répondra, ils le
précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d’Allah !
Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent
notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j’assiste à
cela ? Le Prophète -Prières
et bénédiction d'Allah sur lui-
dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui
demanda : « Et s’ils n’ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S’ils
n’ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s’il te
faut mordre à la racine d’un arbre jusqu’à ce que la mort te saisisse. »]
Djihadi :
Quel
est le rapport entre ce hadith et notre discussion ?
Cheikh Al-Albani :
Houdhayfah
-Qu’Allah l’agrée-
n’a-t-il pas interrogé le Prophète
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
sur ce qu’il faut faire quand il y a des prêcheurs aux portes de
l’enfer ? Le Prophète
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a répondu
qu’il doit rester avec l’imam de la djamaa, s’il n’y a pas d’imam, alors
il doit s’écarter de toutes les djamaa. Est-ce que ces conditions
s’appliquent aujourd’hui ? N'avons-nous pas des gens prétendant être
musulmans alors qu’ils sont des prêcheurs au feu de l’Enfer ? Le Khilafa
n’est-il pas absent ?
Djihadi :
Je préfère discuter sur d’autres hadiths comme :
« Un groupe (Ta-ifat) de ma
communauté (Oumma) sera toujours assisté par la victoire, sans se
soucier de ceux qui lui nuisent jusqu’à la dernière heure »
Cheikh Al-Albani :
Qu’est-ce cela à avoir avec notre discussion ? Nous ne sommes pas en
désaccord au sujet d’appeler au djihad. Nous sommes d’accord sur le fait
que le djihad est une obligation aujourd’hui. Ce sur quoi
nous sommes en désaccord est de savoir si nous avons besoin d’avoir un
Khalifa d’abord ou non. Ce que tu as cité n’ajoute rien à la discussion.
Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait que le djihad est une
obligation. Est-ce que tu comprends ? Ce sur quoi nous sommes en
désaccord est de savoir si on a besoin d’un Khalifa pour commencer ce
djihad.
Djihadi :
D’accord.
Cheikh Al-Albani :
Note
bien que le Prophète -Prières
et bénédiction d'Allah sur lui- a conseillé
Houdhayfa
-Qu’Allah l’agrée- de
s’accrocher à l’imam des musulmans et à leur groupe principal. Tu as que
toutes les conditions dans ce hadith sont vraies aujourd’hui.
Djihadi :
C’est vrai.
Cheikh Al-Albani :
Et
le Prophète -Prières et
bénédiction d'Allah sur lui- a dit que si les
musulmans n’ont pas d’imam ou de djamaa, il fallait laisser tous les
groupes. Ainsi, que faites-vous maintenant ?
Djihadi :
Bien, nous essayons de rechercher le groupe des musulmans et de lui
trouver un imam.
Cheikh Al-Albani :
C’est ce à quoi nous appelons ! Le djihad est obligatoire, mais pour le
moment, ce n’est pas le temps pour cela. Nous avons besoin d’abord de
l’imam et c’est ce que le Prophète
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
t’a ordonné de suivre, ainsi que de t’y (à l'imam) accrocher avec son
groupe.
Djihadi :
Comment savons-nous que nous ne pouvons pas faire le djihad jusqu’à ce
que nous ayons ce Khalifa qui est en effet nécessaire ?
Cheikh Al-Albani :
Le
hadith dit que si les musulmans n’ont pas de chef unique, alors il faut
laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad Fard 'ayn
doit être accompli avec la djamaa menée par un chef pour tous les
musulmans, un Amir. Si les musulmans n’ont pas de leader, ils doivent
rester loin de tous les groupes. Comment peuvent-ils accomplir le djihad
de groupe s’ils doivent rester en même temps loin de tous les groupes ?
Tu contredis ce sur quoi tu es d’accord. Islamiquement, nous avons
seulement une bannière, un groupe et un chef. Nous avons besoin de ce
groupe unique pour commencer le djihad Fard 'ayn.
Djihadi :
…
Cheikh Al-Albani :
Maintenant, ce que je veux faire, c’est te prouver que cet Amir du
djihad Fard 'ayn doit être un Khalifa, pas seulement un Amir. Le dallil
est encore le hadith de Houdhayfa
-Qu’Allah
l’agrée-. Parfois, comme tu le
sais, la preuve est claire et d’autre fois pas vraiment (qat’i
al-dilalah, ou thahiri al-dilalah).
Prenons l’exemple d’un Cheikh conseillant son étudiant sur les
directives du hadith. L’étudiant demande à son Cheikh que faire pour
éviter le mal. Le Cheikh lui dit de s’accrocher à l’imam des Musulmans.
L’étudiant répond que les musulmans n’ont pas de Khalifa. Le Cheikh lui
conseille donc de rester loin de tous les groupes. Cet étudiant est
obéissant à son Cheikh et ce Cheikh suit son Prophète
-Prières et bénédiction
d'Allah sur lui-. Qu’est-ce que cet étudiant
ferait ? Il irait vivre sa vie dans une vallée s’occupant de ses moutons
ou quelque chose de ce genre, adorant Allah. Où est le djihad ? Si
c’était une obligation pour ce musulman de combattre, alors le Cheikh
lui aurait dit de se battre, et non pas de rester loin de tous les
groupes. Y a-t-il un djihad ici ? Aussi longtemps qu’il n’y a pas
d’imam, alors il n’y pas de djihad. Cette preuve est Qat’i al-Dilalah.
Djihad doit être sous le commandement d’un imam, ou Khalifa. Mais laisse
moi te parler à propos de quelque chose qui pose des problèmes à
plusieurs étudiants en science religieuse. C’est qu’il y a plusieurs
groupes qui combattent comme les afghans ou ceux en Syrie il y a 10 ans
ou plus. Ces gens, s’ils veulent combattre, ils doivent être sous le
commandement d’un Amir. Cela ne veut pas dire que les Syriens combattent
en Afghanistan et les Afghans en Syrie, non. Cela veut dire que ces deux
groupes de combat doivent être sous le commandement d’un imam et un
Khalifa. S’il n’y a pas imam unique et une seule djamaa (pas dans le
sens de deux groupes combattant, mais dans le sens d’un groupe avec un
commandement unifié, mais qui peut être composé de plus d’un groupe de
combattant qui combat chacun dans une partie du monde Islamique), les
deux groupes opèreraient tout seul.
Pour
faire ce djihad Fard 'ayn, l’obligation des musulmans est l’unité,
l’unité nécessite un Khalifa. Pour établir cette chose, nous devons
commencer par l’éducation et la purification (Tasfiyah wa Tarbiyah).
Nous ne pouvons pas commencer le djihad tout de suite.
Tu
dis qu’il y a beaucoup de groupes pour le djihad, pourtant tous ces
groupes sont en désaccord et comme Allah dit dans le Coran
:
وَلاَ
تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ
-traduction
relative et approchée-
« ...et ne vous disputez pas, sinon
vous fléchirez et perdrez vos forces.. »
Nous
sommes aujourd’hui beaucoup comme le cours d’une rivière.
Ce que tu veux faire, c’est donner une légitimité à ces groupes ghutta’
(littéralement, cela signifie l’écume, mais le sens ici, c’est qu’il
y a de nombreux groupes, mais dans lesquels il n’y a aucun bénéfice).
Djihadi :
D’accord. Alors comment cette éducation et purification (Tasbiyah et
Tarbiyah) mène au Khalifa ?
Cheikh Al-Albani :
L’histoire se répète elle-même. Tout le monde prétend que le Prophète
-Prières et bénédiction
d'Allah sur lui- est leur modèle. Notre Prophète
-Prières et bénédiction
d'Allah sur lui-, a passé la première moitié de son
message à faire Da'wa. Et il a commencé avec cela, pas avec le djihad.
Le Prophète -Prières et
bénédiction d'Allah sur lui- a d’abord éduqué ses
compagnons sur une éducation Islamique comme le fait de dire la parole
de vérité et de ne pas en avoir peur. Il leur a également enseigné les
enseignements Islamiques. Nous savons que notre Islam aujourd’hui n’est
pas comme il était quand Allah a révélé :
الْيَوْمَ
أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ
-traduction
relative et approchée-
« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour
vous votre religion... »
Beaucoup de choses ont été en effet ajoutées à l’Islam, es-tu d’accord ?
Djihadi :
Oui,
je suis entièrement d’accord. Mais il y a beaucoup de preuves dans le
Coran qui montrent que le djihad est une obligation importante.
Cheikh Al-Albani :
Je
ne nie pas cela. Mais, ya akhi, la question est « Par où
commençons-nous ? » Ma da'wa est : pour accomplir ce djihad, nous avons
besoin d’un Amir. Pour avoir cet Amir, nous devons travailler sur la
Tasfiyah et la Tarbiyah. Réfléchis à cela en toi-même, en considérant le
hadith de Houdhayfa, de quoi avons-nous d’abord besoin : du djihad ou de
l’Amir ?
Djihadi :
Est-ce que quelqu’un auparavant a appelé à la Tasbiyah et à la Tarbiyah
avant le djihad ?
Cheikh Al-Albani :
Qu’Allah te fasse miséricorde. Dis-moi quand est-ce que les musulmans
n’ont pas eu un Khilafa unifié ?
Djihadi :
Qu’en est-il de la période de Ali
-Qu’Allah
l’agrée- et Mou’awiyah
-Qu’Allah
l’agrée- ?
Cheikh Al-Albani :
Tu
veux dire que tu as un doute que Ali
-Qu’Allah
l’agrée- a raison et que
Mou’awiyah
-Qu’Allah l’agrée- avait
tort ?
Djihadi :
Non…
Mais…
Cheikh Al-Albani :
Pas
de « Mais ». Combien de Khoulafa y avaient-ils ?
[après un moment de discussion]
Djihadi :
D’accord, d’accord, un.
Un auditeur :
Pour
être franc mon Cheikh, cette discussion n’aboutie à rien : si quelqu’un
n’a pas une intention et une pensée pure, il ne comprendra jamais.
Cheikh Al-Albani :
C’est en effet un bon conseil. Nous vivons dans une époque où un des
comportements fatals s’est répandu, qui est que chacun aime sa propre
opinion. Aujourd’hui, chaque personne qui lit un peu de Coran ou apprend
un peu de Ahkam (règles) et Ahadith, pense qu’il est quelque chose dans
la science, bien qu’il ne puisse lire les ahadith sans erreurs, et
ensuite il veut discuter tout ce qu’il voit…
Djihadi :
[essaie d’interrompre]
Cheikh Al-Albani :
Le
temps de la discussion est fini. Je vais prendre le conseil du frère.
Mon conseil aux étudiants en religion est de ne pas commencer à prêcher
les gens à quelque chose qui pourrait les mener à un grand égarement (Dalal).
Il
devrait vérifier avec les gens de science avant d’arriver à des
conclusions. C’est un des désastres de la jeunesse musulmane
aujourd’hui : d’adopter rapidement des opinions sans regarder dans les
opinions des Salafs et Khalaf concernant ces sujets. Je conseille aux
musulmans de rechercher ceci, spécialement dans les sujets concernant le
groupe comme le djihad. Le djihad est, sans aucun doute, la fierté de
l’Islam et une des bases de l’Islam. Et les versets et les ahadith
concernant cela sont connus par tous insha Allah.
Mais
ce djihad a ses conditions et introductions. Parmi ses conditions de
base, il y a le fait que le groupe qui l’accomplit doit être d’accord
pour retourner au Coran et à la Sounnah dans ses règles (Ahkam). Ceci,
en vérité, nécessite beaucoup de temps d’éducation, de purification de
la part des savants et prêcheurs. Comme le Prophète
-Prières
et bénédiction d’Allah sur lui-
a éduqué ses compagnons.
Nous
notons que les Moudjahidiyn appellent tous les musulmans quelqu'il soit
à les rejoindre au combat, et quand ils vont combattre, ils trouvent des
désaccords parmi eux dans les sujets de foi et des fondements de
l’Islam. Comment ces gens peuvent-ils être prêt à aller au djihad alors
qu’ils doivent encore comprendre ce qui leur est obligatoire dans la
‘Aquida ?! Ceci, mon frère, nous amène à comprendre que le djihad n’est
pas à discuter, mais nous devons discuter de ses introductions. La
première introduction est, comme nous l’avons attesté avant, le Khalifa.
Car si les Amirs existent aujourd’hui et l’obligation dont j’ai parlé
(compréhension commune de l’Islam) n’existe pas entre eux, alors ils se
retourneront les uns envers les autres et se combattront. Ils doivent
tous être sur un Manhadj et une compréhension. Je conseille donc chaque
musulman de travailler avec le hadith de Ibn al-yaman (Houdhayfa)
-Qu’Allah
l’agrée-, de s’écarter de tous
les groupes et de rester tout seul. Et cela ne veut pas dire de vivre
isoler, non, cela veut dire ne pas rejoindre l’un ou l’autre groupe. Tu
peux faire toi-même, et tous les musulmans, du bien avec ta
connaissance. Ceci est un rappel et le rappel profite aux croyants.
Source :
Article tiré du
site Salafipublications
Traduction :
Fourqane.com

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